Le syndrome de la porte blanche

Vous connaissez le syndrome de la page blanche? Cet état d’être qui nous habite assis devant l’écran ou penché sur une feuille sur le coin de la table. Cette sensation qui se situe entre la panique parce que rien ne monte, l’urgence parce que les délais sont à respecter mais pis encore l’impression que seul un miracle viendra à bout de ce texte que vous devez pondre. Que se soit pour rédiger un document, préparer un texte officiel ou offrir des vœux pour un anniversaire, nul n’est à l’abri du vilain syndrome.
Vous connaissez le syndrome de la porte blanche? Ce malaise sournois qui se pointe certains matins devant la penderie et qui se manifeste par les mêmes symptômes : panique, urgence, colère, doute. Que se passe-t-il donc? Pourquoi est-ce si compliqué, soudainement, ce matin même, de me trouver une tenue qui me convienne, me plaise, me mette en évidence?

Parce que le vêtement, comme l’écriture, exprime ce qui vient de l’intérieur. Le vêtement dévoile une partie de soi et quelqu’un en fera une lecture. C’est cette lecture, ce regard de l’autre qui nous inquiète parce que nous ne sommes pas toujours pleinement conscients de notre message.
Comme notre façon d’écrire, notre style vestimentaire peut être incisif, tranchant, sérieux, léger, songé, teinté d’humour.

Notre signature, apposée sur un document ou un chèque est reconnaissable, identifiable. Ainsi en est-il de notre signature vestimentaire. Cependant, cet autographe du look est un piège. Nous sommes parfois prisonniers de notre image et aimerions bien la modifier. Faire plus jeune, plus moderne, plus femme, plus fou. Pourquoi s’agripper à un style? Comment s’affranchir de ses vieilles habitudes (ou habits)? Comment négocier avec la nouveauté? Nous transposons sur notre seconde peau, le vêtement, ce qui se fomente à l’intérieur de nous et qui traduit notre état d’esprit.

Comme l’écriture, le vêtement témoigne de qui nous sommes.
Les tissus et les couleurs représentent les consonnes et les voyelles;
Le vêtement, les mots;
La garde-robe, le vocabulaire;
La tenue, la phrase;
La coordination, la grammaire

Je vous convie donc à un autre Entretien avec Luc Breton, mardi le 17 octobre à 19heures
Thème : ÊTRE ET PARAÎTRE (et non être ou paraître)
La dynamique des apparences.
Comprendre nos choix vestimentaires.
Comment Être et Paraître sont indissociables.

Aussi, samedi le 21 octobre prochain, je coanimerai avec Christiane Berthiaume un atelier sur le corps : À CORPS PERDU atelier sur les conséquences de la perception erronée de l’image de soi dans nos vies et l’expérimentation des pistes de guérison du mal être face au corps.


Etre et paraître

Il y a 35 ans déjà, je découvrais Paris.  En mai ’71 comme des centaines d’autres québécois qui découvrent Tourbec et  envahissent l’Europe, je débarque dans la ville lumière. Je suis la parfaite diapo de ma génération et de sa démesure: abondante chevelure,  lunettes  rondes en broche à la John Lennon,  barbe tressée à mi-torse et comme seul souvenir de l’Amérique, ma canne de tabac à rouler Players.
Plus calme que Rome, plus aérée que Hong Kong, plus raffinée que Miami, moins bruyante qu’Istanbul, Paris demeure ma ville préférée. Les rues piétonnières, l’architecture, les cafés et la façon de vivre des Parisiens me stimulent et alimentent ma passion, moteur important de mon travail.

En prévision du Tour Mode de septembre prochain, j’ai redessiné le circuit des principaux quartiers à visiter (à marcher, plutôt), préparé l’horaire des visites des différents musées  et finalisé des ententes avec différents intervenants qui nous accueilleront. Je demeure très impressionné de ma rencontre avec Marie-Louise Pierson, auteur de  L’Image de soi , L’intelligence relationnelle  et  Valorisez votre image  qui nous attend à son cabinet.

La raison première de mon séjour à Paris était de participer au stage ponctuel Être et paraître  à l’École Parisienne de la Gestalt. Selon Aline Dagut, la formatrice, « Les vêtements que nous portons, ainsi que notre façon de les acheter parlent de notre manière d’être au monde ».
Nos vêtements parlent en effet de nous et révèlent un pan de notre histoire.
Comme nos rêves, notre écriture (graphologie), nos  gestes (synergologie), les lapsus, quelques maladresses, certains de nos comportements vestimentaires sont inconscients mais combien révélateurs.
Jean Cocteau disait  « Le vêtement poétise le corps ». Certes, mais essayer un vêtement, c’est se poser une question, porter un vêtement, c’est avoir une opinion.
Selon notre degré d’ouverture ou de fermeture, le vêtement nous éveille à quelque chose et peut mettre en lumière des territoires de soi qu’on ne veut pas visiter.