Maman, qu’est-ce qu’on mange?

Le frigo déborde, le congélateur craque sous la charge des plats « dépanneurs » et le garde-manger est à pleine capacité. Pourtant, le même cri retentit immanquablement du living à 18 heures : « Maman, qu’est-ce qu’on mange? » Ce sont les deux ados de ma sœur, mes velcros chéris qui s’inquiètent du menu. Concentrés sur la planification d’une fête de famille, l’idée de gérer un repas pour cinq nous a échappé, ma sœur et moi. Hum! Voyons voir!
L’humain entretient avec le garde-manger et la garde-robe des rapports très semblables. Pour certains, ils représentent la survie, pour d’autres il s’agit d’un un passage obligé alors que les hédonistes, les sensuels et les épicuriens y voient une façon de s’éclater.
La soupe au chou de ma sœur est mon comfort food. Ma chemise feutrée à capuchon de François Joncas, créateur québécois des années ’90, est mon vêtement fétiche. Les deux me procurent la même sensation de bien-être.
Certaines personnes ne trouvent rien à bouffer dans leur garde-manger; d’autres peuvent cuisiner un repas complet à partir d’une boîte de pois. Certains préparent toujours les mêmes recettes; d’autres innovent selon l’humeur et l’inspiration du jour.
Des gens, par je ne sais quel aveuglement, ne voient que du vide dans leur penderie; d’autres créent des looks avec du fil blanc. Certains frustrent de ne jamais rien trouver qui leur convienne dans les magasins, d’autres glanent avec aisance, de véritables têtes chercheuses.
La notion de lecture  vestimentaire est un concept à peine développé au Québec et l’éducation vestimentaire n’a pas encore gagné ses lettres de noblesse. Il ne faut donc pas s’étonner de l’inconfort ressenti par plusieurs dans l’expérimentation d’un nouveau style.
Voici un truc. Formulez une phrase contenant votre look, votre attitude et enfin le message que vous souhaitez véhiculer. Par exemple, Luce est une professionnelle (look), avec un angle décontracté (attitude) et se veut crédible (message). Marie-Ange est BCBG (look), soignée (attitude) et créatrice (message). Simon est bo-bio (look), convivial (attitude) et pratique (message).
Il ne faut donc pas confondre le look avec l’attitude ou le personnage joué et bien identifier si le message concorde avec le tout. Faire « naturel », être « bien dans sa peau », être « en lien avec ses valeurs », ne sont pas des looks mais bel et bien des ondes qu’on aimerait dégager. Faire « austère », « sobre », « rigide » fait partie des messages transportés par notre apparence. Aussi, évitez de confondre « Je pense que j’ai l’air de… » à « J’ai peur d’avoir l’air de… »

Venez découvrir comment le vêtement peut vous apporter une plus grande compréhension de vous-même en vous inscrivant à l’atelier : « Je vêts bien »

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LA DURÉE :
5 heures, réparties sur 2 soirées

DATES :
Mardi le 7avril de 19 H à 21 h 30
Mercredi le 8 avril de 19 H à 21 h 30
LE LIEU :      Les Effrontés
980 Ste-Catherine ouest, 3ième étage
Montréal

COÛT : 150$


Image 101

Les bouquins sur l’Image sont légion : Comment valoriser son Image, l’Image de soi, Apprendre à aimer son image, l’image corporative, corporelle, personnelle, visuelle, sensorielle etc. Et que dire de tous ces coachs, gourous de la communication et faiseurs d’image qui nous proposent des théories et des pistes sur le sujet.

Ciel! Par où commencer? Par le commencement, dirait ma mentor. Pour faire la paix avec son Image et avant d’en finir avec ce thème, il faut d’abord comprendre vos origines.  Cela suppose un retour sur votre histoire personnelle, votre éducation et votre culture. Dans votre enfance, aviez-vous le rôle de la princesse chérie et adulée de papa, celui du sans dessein de service de la soeur aînée ou celui du souffre-douleur du voisin? Quelle perception de vous-même avez-vous enregistrée à la suite de certains évènements?

Comment se manifestaient les projets de vie de vos parents? Par la performance, la réussite, en étant les meilleurs ou au contraire, en faisant le moins de vagues possible, en s’effaçant pour ne pas être remarqués et encore moins être montrés du doigt. Le p’tit pain, quoi!
Dans votre milieu, le vêtement et l’apparence étaient-ils un support à l’ambition des gens ou était-ce un sujet tabou? De là peut-être la naissance de vos résistances et de vos croyances bonnes ou fausses quant à votre image.

Mais aujourd’hui, comment vous sentez-vous, ici, maintenant, en lisant mon article?
1. Au diable les apparences! Vous n’avez aucun intérêt pour votre image, les gens n’ont qu’à vous aimer comme vous êtes!
2. Vous êtes impeccable, parfait  sur toute la ligne, un tantinet obsédé. Le rapport à son image dans ces deux cas est déficient. Manque d’amour de soi d’un côté (Je n’en vaux pas la peine) et manque de confiance en soi dans l’autre (en étant irréprochable, full contrôle, j’apaise mon anxiété). Entre ces deux extrêmes, il y a vous, moi, vos collègues. Nous sommes porteurs jusqu’à un certain point de ces deux limites. Qui aime vraiment son image? Peu de gens. Êtes-vous bienveillants et indulgents à vos yeux ou plutôt critiques et sévères? Dans quelles situations de votre vie la perception de vous-même a-t-elle le plus de répercussions? Pour rencontrer un amoureux? Pour vous faire de nouveaux amis? En pratiquant les sports, dans les réunions de famille, dans les soirées mondaines? Et le bureau? Promotion, compétition et rétrogradation sont si vite arrivées.
Puisque votre rêve ultime est d’aimer votre image tout en étant vous-mêmes, voici quelques trucs avant d’entreprendre une démarche sur l’image.
1. En définir les raisons profondes (qu’est-ce que cela changera dans votre vie).
2. Viser le possible (et non l’impossible).
3. Évaluer l’importance du regard des autres à votre égard. Êtes-vous DARA (dépendant au regard des autres) ou simplement soucieux de votre image comme les LOA (libéré de l’opinion des autres)?
4. Vous inscrire à mon atelier Pour en finir avec l’Image offert en octobre prochain.


Notre relation au shopping

Qui ne connaît pas la fable de la cigale et de la fourmi. La cigale, frivole, fusionne à la philosophie Ogilvy alors que la fourmi, plus retenue, débusque les tendances à l’Aubainerie. La première est émotive, impulsive, sensuelle alors que la seconde planifie ses achats et baigne dans le rationnel.
La cigale pratique le shopping, écume les boutiques et hume le beau. Zen à sa façon, elle fait l’unité avec l’objet convoité, une forme de méditation Samyama glamourisée.
Sa rivale, la fourmi, exerce le magasinage, moins noble que le shopping et fait les emplettes, les courses. Le visage irradié de fierté à chaque trouvaille que le hasard met sur sa route, elle carbure à l’efficacité et n’est nullement coupable de légèreté.

L’une est aspirée par les vitrines, l’autre est inspirée par les cartes de fidélité. Une lèche-vitrine et une cherche-bargain.

Pour célébrer l’arrivée du printemps, la cigale et la fourmi profitent du beau temps et s’aventurent innocemment vers le mail de leur quartier. Surprise! Elles se croisent devant la seule place de stationnement disponible. Plus étonnant encore, elles ont élu domicile sur la même rue.
Bisous, bisous. « Comment vas-tu? Où est ton mari? » Monsieur Cigale poursuit sa quête spirituelle chez Rona et l’époux fourmi cherche un kit à rangement chez Ikéa. Mi-altermondialistes, mi-hyperconsuméristes, les deux adeptes des grandes surfaces, pures réincarnations du castor bricoleur, pratiquent le même sport extrême, le magasinage sauvage.
Pendant ce temps, fiston cigale, échange des renseignements avec mini fourmi au sujet d’un nouveau gadget sans lequel la vie serait insupportable.

Famille cigale et famille fourmi sont donc affairées à consommer. Guidées par des émotions et des sentiments si peu différents, les deux espèces se croient à l’abri des stratégies publicitaires et se pensent nullement affectées par le marketing olfactif, les ruses du marchandisage et les techniques d’ambiance des magasins. Dans leur élan de shopping les membres des deux familles réinterprètent et altèrent à leur avantage l’information rencontrée faisant ainsi taire cette petite voix culpabilisante qui infecte les méandres du mental de tout bon magasineur.

Morale de cette histoire : nous consommons en fonction de notre image, nos achats supportent notre promotion personnelle et le choix de nos produits nous réconforte dans ce que nous croyons être.